PageMaker POWER USER |
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PageMaker est un outil de travail remarquable bien trop souvent dénigré par ceux qui ne savent pas voir la puissance dans la simplicité. Nous avions déjà été fortement impressionnés à la toute première MacWorld Expo de février 85 devant la démonstration de la version 0,75 que nous avait faite Paul Brainer, le président d'Aldus en personne - cette société était alors tout juste débutante - et depuis PageMaker n'a cessé de nous surprendre agréablement à chaque nouvelle version par son élégance sans cesse renouvelée. La lenteur excessive de la première version, due au manque de mémoire de l'époque - les américains parlaient de RageMaker! - est maintenant un lointain souvenir et la version 3.0 permet une excellente productivité. Associée à un disque dur vaste et rapide et à un Mac II, on s'approche même de l'idéal. Seules manquent encore quelques fonctionnalités comme la reproduction en quadrichromie, l'étroitisation des caractères et un interlignage beaucoup plus configurable, seuls avantages de XPress sur PageMaker. Seulement Aldus préfère avancer doucement mais sûrement... Le seul bug connu de la version 3.0 est un léger problème de rafraîchissement de l'écran. Gageons que la version 4.0 apportera les possibilités typographiques encore manquantes! Cet article n'est pas consacré à une énième présentation de PageMaker ni à un exposé des nouvelles fonctions de la version 3.0 mais vous montre des techniques avancées d'utilisation afin d'optimiser votre travail. Son but est de faire de vous un "Power User" maîtrisant parfaitement l'environnement PageMaker. Si ce type d'article vous plaît, si nous recevons suffisamment de contributions ShareWare, nous continuerons avec plaisir dans cette voie. Nous espérons ainsi vous éviter bien des écueils. Bien que nous utilisions personnellement la version US de PageMaker, les copies d'écran et la terminologie employées ici seront malheureusement celles de la version française parce que c'est sans doute celle-là que vous utilisez majoritairement. Ce n'est pas sans une certaine répugnance que nous le faisons, car la traduction française est d'une très grande indigence et nous sommes charitables. On rencontre en vrac des traductions non conformes à l'interface Macintosh comme "marquer" au lieu de "sélectionner", allant jusqu'au contresens comme "type style" traduit par "type de caractère", ou bien même allant chercher midi à quatorze heure comme "Retouches/Trames..." pour "Image Control". Sans compter les multiples incompréhensions et lourdeurs, incohérences et manque de rigueur comme: "palette" tantôt traduit par "liste", tantôt par "palette". Cela va de la liberté excessive comme "Afficher page..." pour "Go to page..." au mot-à-mot rigide comme "Define Styles" traduit textuellement sans emploi d'article par "Définir Styles" (y-a-bon bwana). Il faut hélas ajouter les multiples changements des valeurs des touches de commandes faits sans rime ni raison et sûrement pas dans le sens du confort comme commande-M au lieu de commande-A, etc... Nous nous arrêtons là car il faudrait tout citer... Nous n'avons pas trouvé la moindre trace de pertinence de la part des traducteurs. Un logiciel de la classe (et du prix...[français]) de PageMaker aurait certes mérité mieux! PRÉALABLE À LA GESTION DES DOCUMENTS Laissez nous préciser d'abord les conditions optimales d'utilisation.
Dans tous les cas de figure un disque dur est absolument nécessaire
et nous préférons vous prévenir que si vous voulez
inclure des photos digitalisées, l'unité minimum pour du
travail sérieux est 100 mégas (de toute façon ils
sont bien moins chers que les premiers 10 mégas!). Cela pour des
publications d'une cinquantaine de pages. Nous utilisons avec grande satisfaction
un 150XP Dataframe, mais Jasmine ou Promac sont d'excellents choix également
(le XP est extrêmement bruyant et nous l'avons installé à
5 mètres du Mac, dans une pièce fermée). N'hésitez plus à créer une publication contenue
entièrement en un seul document: c'est bien plus confortable à
tout point de vue. Vous pouvez ainsi entre autres avantages changer une
page de place sans avoir à passer par le presse-papiers... Evidemment
votre fichier peut atteindre facilement plus de 10 mégas mais PageMaker
gère parfaitement bien cela. Dans les conditions habituelles de
travail souvent peu rationnelles, il est certain que cela pourrait causer
des problèmes au moment de l'impression, mais nous allons vous
indiquer justement la meilleure façon de procéder.
IMPRESSION Avertissement Toujours sélectionner
l'imprimante devant imprimer en fin de travail. |
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Vous serez ainsi certain d'avoir un résultat correct avec une imprimante que vous ne connaissez pas (essayez cependant de ne pas vous y prendre au dernier moment et de faire des essais quelque temps avant l'impression définitive!). Il faut également que vous n'oubliiez pas de refaire cette opération dans l'autre sens lors de l'impression des épreuves brouillon sur votre imprimante... A ce moment-là vous pourrez observer quelques bizarreries, mais c'est normal: elles sont dues à la différence de résolution entre les deux imprimantes. Réduction
en fonction de la résolution de l'imprimante. Téléchargez
manuellement vos fontes. UTILISATION DES POSSIBILITÉS POSTSCRIPT DE PAGEMAKER PostScript pour
l'impression Quand vous demandez l'impression, vous obtenez toujours la même fenêtre de dialogue qui vous permet d'effectuer les réglages de base. |
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Nous n'épiloguerons pas sur la façon de remplir cette fenêtre à bon escient, c'est le b.a.ba... Mais la chose à connaître est cachée: si vous gardez un doigt sur la touche option en appuyant sur retour ou en cliquant OK vous obtenez une autre fenêtre.
C'est là que ça devient intéressant. Vous cochez "Imprimer PostScript sur disque" et vous pouvez même donner un nom particulier à ce fichier et choisir le dossier où l'enregistrer. Le nom par défaut est PostScript 01 et le dossier par défaut celui de votre document. |
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Revenons un peu en arrière. Dans la première fenêtre
vous choisissez le numéro de la page à imprimer. Vous allez
créer un fichier PostScript pour chacune des pages de votre publication.
C'est en effet là la meilleure manière de procéder.
Vous pouvez bien évidemment imprimer autant de pages que vous voulez
(2, 3, 10 ou 50...) mais il y a au moins deux raisons fondamentales pour
ne pas le faire. Premièrement, il se peut que vous ayez à
réimprimer une page et c'est bien plus pratique de les avoir séparées
dès le départ. Deuxièmement, PostScript est très
gourmand en espace disque et il vaut bien mieux créer des fichiers
les plus petits possibles. (Néanmoins dans certains cas - comme
celui de notre page 29 - où vous aurez des photos digitalisées,
le fichier PostScript de votre page peut atteindre 3 mégas et plus.
Comment faire dès lors pour l'amener à votre service Laser
ou Lino? C'est très simple: grâce à Stuffit vous pourrez
ramener la taille de ce fichier à 3 ou 400K! Conclusion, utilisez
Stuffit et envoyez aujourd'hui même 20$ à Raymond Lau! Jamais
programmeur n'a mis sur le marché logiciel aussi vite amorti par
ses utilisateurs). PostScript pour
le graphisme MISE EN PAGES... Avoir un nombre
entier de lignes |
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La règle verticale configurée en points vous permettra
de régler parfaitement la longueur de vos colonnes selon l'interlignage
que vous aurez adopté pour votre maquette. Choisissez le même
nombre de points pour votre règle verticale que pour votre interlignage
standard. Le seul problème concret que cela pose tient à
la définition de la surface de l'impression. Veillez essentiellement
lorsque vous `y-en a bon' "configurer page..." à faire
en sorte que la surface utile soit un multiple exact de votre interlignage.
Cela n'est pas une tache aisée car millimètres et points
sont des entités assez différentes...
Enlever sur une
page les éléments types. Utiliser la fonction
d'entourage des dessins pour délimiter des colonnes avant le bas
de page. |
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Grâce au menu "Habillage...", vous pouvez même empêcher ce texte de franchir ce filet... Mieux encore: ce filet peut être invisible... Peut être avez-vous compris les conséquences de cette nouveauté? Désormais vous n'avez plus à vous tracasser si vous devez arrêter horizontalement plusieurs colonnes: il vous suffit de positionner un filet à l'endroit voulu et ces colonnes rempliront automatiquement l'espace ainsi réservé en haut de page. Et si vous changez ensuite l'emplacement du filet pour modifier la hauteur des colonnes, le texte suivra automatiquement...
Conséquence négative: sur la deuxième partie de la page, il vous faudra placer le texte en non automatique. PageMaker Freestyle.
PageMaker est de loin le plus souple des logiciels de mise en page. Cependant certains maugréent contre le fait qu'il faille toujours procéder par colonnes de texte. Leur remarque ne donne que la mesure de leur ignorance. En effet, à tout moment, pourvu que vous ayez le curseur texte, vous pouvez définir le plus librement du monde un champ d'écriture en sélectionnant celui-ci avec la souris... exactement comme vous sélectionnez des éléments. Ce mouvement transcende même les guides ordinaires.
RÈGLES GÉNÉRALES D'UTILISATION. Compactage de fichiers. Note sur le presse
papier de PageMaker. Récupérer
après un crash. Conversion de 1.2
et 2.0 en 3.0. GRAPHISME Recadrage d'un dessin
par utilisation de l'outil de rognage.
Créer des
gabarits graphiques pré mesurés. PAGEMAKER COMME LOGICIEL GRAPHIQUE. Tramage de documents
MacPaint. Création
de Laserbits.
Laserbit PageMaker
Tiff de plus de
64K en impression. |
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Michel Coste <mic@micmac.com> © 1988 - 2010 MiCMAC - Michel Coste |
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