MiCMAC mode d'emploi |
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MiCMAC se considère comme étant un micro éditeur, non pas au sens où nous ferions de la PAO (quoique nous en fassions aussi) mais bien au sens ancien d'éditer, c'est à dire choisir, sélectionner, effectuer un travail critique qui est le sens original du mot éditeur. Micro, évidemment parce que nous utilisons ces machines qui sont le meilleur instrument qu'ait inventé l'homme à ce jour pour s'émanciper (quoique, parfois, l'émancipation soit fort proche de son contraire...). Le champ de notre édition s'est trouvé par le plus grand
des hasards (ou bien plutôt par quelque affinité élective)
circonscrit à son instrument qui est devenu à la fois fin
et moyen. Nous nous sommes retrouvés éditeur de ressources
pour le Macintosh! Il faut savoir que vu la quantité croissante d'informations qui
apparaît à une rapidité croissante, l'esprit critique
est de plus en plus nécessaire pour séparer le bon grain
de l'ivraie. Or il semble qu'il y ait justement pénurie en la matière! Tout d'abord le prix réel d'une revue n'a aucun rapport avec son
prix de vente. Les prix sont cassés par les grands groupes qui
peuvent se permettre de lancer des revues à des prix de vente inférieurs
au prix de revient. Pourquoi? Tout simplement parce que leurs revenus
viennent essentiellement des annonceurs publicitaires. Pourquoi recherchent-ils
alors des abonnés? Tout simplement parce que l'abonné est
un otage. Il signifie que la revue est appréciée et permet
à l'éditeur de dire à l'annonceur "regardez
comme on aime ma revue, tous ces gens qui s'abonnent..." Ce qu'il
omet de préciser c'est que pour pouvoir obtenir un contingent d'abonnés
suffisant il faut que l'abonnement soit vendu à un prix ridicule
et que l'on offre en prime une calculatrice ou autre objet que l'on trouve
dans les bazars pour deux fois plus cher. Quand nous disons "non commercial" nous voulons dire que si nous ne refusons pas les annonces publicitaires, il n'est cependant pas du tout question pour nous de répondre aux exigences de certains annonceurs. Notre position sur la question est tout à fait claire. Nous estimons en effet que les pages destinées à la publicité dans une revue sont exactement comme les panneaux d'affichage sur la voie publique. Ils sont là dans des rues bien fréquentées ou non, mais il n'y a pas de bonimenteur qui obligent les passants à les regarder. Et ce qui amène les gens à y passer c'est qu'ils trouvent ce chemin agréable. A la différence près qu'on peut être obligé de passer dans une rue, mais dans nos pages, personne n'y est forcé... A nous de faire en sorte qu'elles soient bien fréquentées. A vous de faire savoir que vous les fréquentez. Pour nous soutenir et nous permettre de franchir le cap critique, vous
pouvez: Michel Coste |
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