SuperPaint

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SuperPaint est un logiciel fabuleux! Détrôner MacPaint n'est pas donné au premier venu. Et pourtant c'est ce qui s'est passé avec l'arrivée de SuperPaint sur le marché. Bill Snider, son auteur, s'est depuis longtemps attaqué aux limitations de MacPaint puisqu'il est l'auteur de Paint Cutter qui pour la première fois permettait, entre autres, de copier-coller au-delà de la taille de la fenêtre de MacPaint (elle même déjà fort petite) et d'ouvrir plusieurs documents MacPaint en même temps. Quant à Silicon Beach Software qui édite SuperPaint, cette société est dirigée par Charlie Jackson - fan du Macintosh depuis le début - dont beaucoup se souviennent des articles passionnants parus dans Macazine.
Non seulement SuperPaint est l'héritier de MacPaint mais c'est encore un logiciel de type nouveau. SuperPaint ne reprend pas seulement les techniques de dessin de MacPaint mais aussi celles de MacDraw. L'astuce est de superposer deux feuilles de dessin. Un niveau est contrôlé par les outils de type Paint et les graphiques sont alors en Bit Map (c'est à dire qu'on peut les éditer point par point). L'autre niveau est contrôlé par les outils de type Draw et les graphiques sont alors de type objet (c'est à dire qu'ils sont conservés comme ensemble de points). Un des avantages du niveau Draw se concrétise lors de l'impression Laser avec l'utilisation des trames de gris, du lissage et des caractères LaserWriter pour le texte. L'autre nouveauté révolutionnaire est la possibilité d'éditer - puis d'imprimer - des dessins à la résolution de la LaserWriter, c'est à dire à 300 points par pouce. Vous pouvez apprécier la qualité des résultats un peu partout dans ce numéro. En effet toutes les copies d'écrans sont issues de Laserbits et sont contenues dans la maquette de MiCMAC sur disque (alors que jusqu'à présent il fallait laisser des blancs, imprimer séparément les copies d'écran en réduction et les coller sur la maquette en employant de vrais ciseaux et de la colle!). La photographie de Steve Jobs de la page 4 est le produit du digitaliseur ThunderScan et du LaserBit de SuperPaint. Ces deux produits utilisés ensemble avec Macintosh permettent (moyennant quelques manipulations) des digitalisations à 300 points par pouce! Cette photo constitue donc, par le fond et la forme, un double hommage à Steve Jobs qui a permis à l'individu grâce au Macintosh de faire pour une somme abordable une digitalisation aussi précise, opération qui nécessitait auparavant une somme d'argent beaucoup plus importante...

Le double niveau

Les palettes d'outils et de trames se trouvent disposées à la façon de MacPaint. Elles prennent seulement moins de place car elles sont plus étroites et posées à l'extrême bord de l'écran. Malgré ce souci de rationalisation, l'ensemble est d'une extrême élégance. On passe du niveau Paint au niveau Draw et inversement en cliquant dans une case en haut de la palette des outils. Quand on est dans le niveau Draw, l'icône de Draw - un compas - est sur le dessus. Quand on est dans le niveau Paint, l'icône de Paint - un pinceau - est sur le dessus. Si l'on appuie sur la touche option en cliquant sur cette case, le niveau représenté par l'outil de dessous disparaît (et son icône apparaît en grisé) et on peut dessiner sans voir les objets de l'autre niveau.

            

            

Cette commande est également particulièrement utile pour se souvenir sur quel niveau est dessiné tel ou tel élément! A chaque niveau correspondent des palettes d'outils et des menus spécifiques. Tous les menus File, Edit, Options, Font, Size, Style sont communs aux deux niveaux sauf les deux menus spéciaux qui n'apparaissent que lorsque leur niveau est sélectionné: Paint et Draw. Seules les palettes de trames sont identiques au niveau Paint et au niveau Draw. Il y a trois palettes de trames, une comportant les trames classiques de MacPaint, une trame de grisés plus spécialement destinés à l'impression LaserWriter avec le niveau Draw et une autre plutôt destinée aux encadrements. De plus, une quatrième palette est vierge et destinée à être éditée par vous. Il faut noter que comme dans MacPaint cette édition restera rattachée au document sur lequel vous êtes en train de travailler. Enfin le menu Options permet de choisir une palette de couleurs. Il est en effet possible d'imprimer directement en couleur avec SuperPaint.





La sélection de l'épaisseur des traits s'effectue comme dans MacPaint à la différence près qu'on peut choisir l'épaisseur des traits verticaux et celle des traits horizontaux indépendamment. Si l'on clique à droite d'une épaisseur de trait, une flèche apparaîtra et cette épaisseur vaudra pour les traits verticaux. Si l'on clique à gauche d'un trait, cette épaisseur vaudra pour les traits horizontaux. Et si l'on clique au milieu, l'épaisseur de traits sera constante.

            

       



Pour ce qui est de la "couleur" (trames) des traits et des surfaces, la solution retenue est très intelligente. Au lieu de recourir comme MacPaint à des "secrets", le Sélecteur Trait/Fond, une boite à deux cases, à l'extrême gauche de la palette des trames, permet de choisir quel élément vous souhaitez "colorer", le trait (à gauche) ou le fond (à droite). La case, que vous avez sélectionnée en cliquant dedans, est désignée par un triangle (ici c'est le trait qui est sélectionné) et la trame, choisie alors parmi les 32 motifs de chaque palette, s'affiche dans cette case (ici le trait est noir). Entre cette boite et les motifs de trames, une palette fixe supplémentaire permet de choisir le noir, le blanc et l'absence de trame (transparence). Dans MacPaint il était impossible de différencier blanc et transparent. Dans l'exemple suivant le trait est gris clair et le fond rayé. Dans le troisième exemple le trait est noir et le fond transparent.

La loupe fonctionne avec trois tailles d'agrandissement. Si vous sélectionnez la loupe et que vous cliquiez n'importe où vous verrez cette partie de votre dessin grandie deux fois. Contrairement à MacPaint, la partie en grandeur réelle occupe la moitié gauche de l'écran (et non un tout petit rectangle), tandis que la partie agrandie occupe la moitié droite. Vous voyez évidemment en grandeur réelle les modifications que vous faites à la loupe. Si vous cliquez encore un fois avec l'outil loupe sur une partie du dessin agrandi, il est encore agrandi deux fois (quatre fois la taille normale). Et un autre clic vous amène à la résolution de la loupe de MacPaint (soit huit fois la normale). A noter que, comme toujours dans SuperPaint, les raccourcis de MacPaint sont conservés; à savoir commande clic avec le crayon vous amène directement au plus fort agrandissement de la loupe (double clic sur la loupe égale double clic sur le crayon). Vous pouvez utiliser la loupe dans le niveau Draw également. Cela sera moins utile que dans le niveau Paint mais vous servira cependant à obtenir une grande précision pour placer les éléments (la loupe est absente de MacDraw...).

Jusqu'à 10 fenêtres peuvent être ouvertes avec la version actuelle de SuperPaint et un Mac Plus de 1 méga de RAM. Il y a plusieurs tailles possibles pour chaque fenêtre. Elle se présente d'abord de taille inférieure à l'espace laissé par les palettes (de façon à ce que diverses fenêtres soient simultanément visibles). Si l'on clique dans la case de Zoom, la fenêtre s'étale dans l'espace disponible entre les palettes. Si l'on choisit "Full Screen" dans le menu Windows, la fenêtre prend tout l'écran (quel que soit sa taille) et les ascenseurs disparaissent. Comment faire alors pour scroller? Il faut savoir que les deux niveaux de SuperPaint bénéficient d'un outil invisible (qui manque d'ailleurs à la palette d'outils du niveau Paint): la Main. Celle-ci apparaît lorsqu'on appuie sur la barre d'espace... Cela présente un avantage certain sur MacPaint. En effet on n'a plus à dé-sélectionner l'outil dont on se sert pour déplacer son dessin et à le re-sélectionner ensuite. Ceci, ajouté au fait que tous les outils scrollent pendant leur usage, justifierait largement l'achat de SuperPaint! (Cette "Main" est sans doute fort inspirée de celle de PageMaker qui fonctionne, elle, avec la touche option). Quand la fenêtre occupe tout l'écran on peut même faire disparaître les palettes et sur option ("Préférences") les menus. On n'a donc plus à l'écran que la feuille de dessin! Il est possible comme dans MacPaint et dans les deux niveaux d'avoir une réduction de la page. A la différence de MacPaint, la page en taille réelle reste visible et on peut continuer de travailler dedans y compris le déplacement (les transformations sont mises à jour en temps réel sur la page en réduction). On ne peut pas, apparemment, déplacer tous les éléments de la page en bloc sur la page réduite comme dans MacPaint, mais on peut le faire en les sélectionnant tous (Select All) et on visionne évidemment ce déplacement sur la page réduite...
Il y a de nombreuses fonctions inédites que nous ne pouvons citer ici. SuperPaint offre pratiquement tout ce qu'on pouvait désirer. Citons seulement les suivantes. La fonction "Scale Selection" permet d'agrandir un motif de 10 à 1000%. La fonction "Nudge" permet de déplacer le motif sélectionné pixel par pixel dans la direction de votre choix. Très pratique pour ceux qui ont la main tremblante. La grille est totalement configurable (pixels, pouces ou centimètres). Etc...


Le niveau Paint

Toutes les possibilités de MacPaint sont présentes ici à l'exception des "miroirs du pinceau" et des "contours" (une raison pour CARO de conserver son MacPaint!). Sinon tous les outils sont là. Le gros avantage c'est qu'il peuvent tous "scroller", c'est à dire se déplacer librement au delà des limites de la fenêtre écran. Même le pot de peinture scrolle à sa façon: si vous voulez "peindre" une page entière avec une trame, plus besoin d'avoir recours à la main. L'opération s'effectue d'un coup! Les outils sont également améliorés. Le rectangle de sélection utilisé avec la touche option se transforme en lasso (une fois de plus SuperPaint prend en pitié les malheureux junkies de la nicotine). Dans le même ordre d'idée, utilisé avec la touche commande il reste lui-même mais épouse au mieux la forme à sélectionner (sans blanc inutile). Le texte scrolle lui aussi, à la fois horizontalement et verticalement, ce qui permet de remplir une page entière de texte si on le veut (ce qui n'est certes pas un usage "normal"). De plus les lettres peuvent être formées avec le motif de votre choix. Ce qui est un complément inappréciable. On peut également écrire sans le contour blanc inévitable avec MacPaint (pour cela choisir "Transparent Paint"). Que ce soit avec le pinceau ou avec la bombe de peinture les effets les plus achevés peuvent être obtenus en jouant sur les trois possibilités: "Opaque Paint", "Transparent Paint" et "Paint on Black". La fonction "Paint on Black" est un must. On peut peindre n'importe quelle trame sur un fond noir ou `seulement' sur les parties noires d'un dessin... Pour ce qui est des formes géométriques, un autre bonus est la possibilité de tracer par exemple un dessin à partir de son centre. Ce qui est en fait beaucoup plus logique et pratique. Il suffit de faire un double clic sur un outil de formes pour qu'une croix en son centre montre que cette fonction est activée.

Signalons trois nouvelles formes: le cercle (plus besoin d'appuyer sur la touche majuscule), l'arc de cercle (qui est un bon moyen de tracer des formes arrondies même si l'on n'a pas la main très habile) et la ligne perpendiculaire (plus besoin d'appuyer sur la touche majuscule). Il faut enfin noter que toutes les fonctions spéciales de FullPaint (déjà ajoutées à MacPaint par l'intermédiaire de ClickArt EffectsTM) sont présentes: Rotation, Perspective, Distortion etc...


Le niveau Draw

Les outils de base de MacDraw sont respectés. Les nouveautés sont le cercle et la ligne perpendiculaire. Tous deux peuvent être modifiés sans perdre leur attribution. Evidemment vous pouvez comme dans le niveau Paint tracer toutes les formes géométriques à partir de leur centre. Il y a deux façons de taper du texte. La première, choisie d'office par le logiciel, est la colonne qui s'agrandit au fur et à mesure que vous entrez le texte. Ce choix est signalé par une flèche dirigée vers le bas.

Si vous cliquez sur cette flèche avec le sélecteur, elle se transforme en rectangle, signifiant que la forme du texte est fermée et que le texte ne sera visible que dans la partie apparaissant dans la forme définie par vous. Vous pouvez influer sur le choix d'office, en appuyant sur la touche option, lorsque vous sélectionnez le champ d'écriture avec l'outil lettre. Vous avez alors une forme pouvant contenir du texte, strictement définie. Si vous n'appuyez pas sur la touche option, c'est alors la largeur de la colonne que vous pouvez définir... Vous pouvez évidemment combiner ces possibilités avec la confection d'une "grille" sur mesure dans le menu "Options". On peut également remplir les lettres avec une trame comme dans le niveau Paint.

Quel est l'intérêt d'un double niveau? Il est évidemment multiple. Le premier intérêt est que chacun y verra un certain nombre d'applications qui lui seront propres. Mais nous pouvons déjà citer quelques avantages de cette innovation faite par SuperPaint. Beaucoup de gens préfèrent dessiner dans MacPaint que dans MacDraw. Désormais, il est possible de dessiner dans Paint, et quand chaque élément de votre dessin est fini, de le sélectionner avec le lasso, et avec la commande "Copy to Drawing" du menu Edit, de le transférer dans le niveau Draw. Vous revenez ensuite au niveau Paint, effacez cet élément et dessinez la suite. Ainsi de suite... Le gros avantage est que vous pourrez ensuite, lorsque le dessin sera totalement fini, déplacer certains éléments que vous jugerez mal placés, ce qui est évidemment sinon impossible du moins extrêmement délicat dans MacPaint. De plus, si vous voulez revoir un élément "picture" de votre dessin, vous pouvez toujours le faire repasser momentanément dans le niveau Paint afin de l'éditer à la loupe. Quand c'est fini, vous le remettez à sa place dans le niveau Draw. Votre dessin achevé peut être enregistré sous forme SuperPaint - nécessaire si voulez conserver le "master" en vue d'éventuelles retouches - mais aussi dans le format maintenant classique MacPaint. C'est un gros avantage sur d'autres nouveaux logiciels (comme FullPaint et GraphicWorks) qui ont négligé de sauvegarder sous ce format... L'intérêt en est pourtant évident car pratiquement tout le monde possède MacPaint. Ceux qui ont à préparer des documents-type tels des menus de restaurant, des factures, des programmes etc... et qui utilisaient jusque là MacPaint, trouveront un grand avantage à créer une partie de leur document dans le niveau Paint et tous les textes dans le niveau Draw. Ceux-ci seront ainsi très aisément éditables pour toutes les transformations à venir de ce document... et bénéficieront de l'impression Laser! Si vous voulez coller dans le presse-papiers une partie d'un dessin et que ce dessin appartienne aux deux niveaux, SuperPaint a pensé à cela en créant un nouvel outil qui se nomme TLS (Two-Layer Selection). Il ressemble beaucoup au rectangle de sélection par le fait qu'il copie les éléments sélectionnés des deux niveaux simultanément. Vous pouvez coller ce presse-papiers dans n'importe quel logiciel.


LaserBits

Il s'agit là de la principale nouveauté introduite par SuperPaint et de la plus révolutionnaire à notre avis. En effet jusqu'à présent les dessins bitmap étaient limités à la résolution de l'écran du Mac soit 72 points par pouce. Or l'imprimante LaserWriter est capable d'imprimer à la résolution de 300 points par pouce. L'innovation de SuperPaint est de pouvoir éditer un dessin en créant un subterfuge pour représenter à l'écran le pixel de la LaserWriter. Comment cela est-il réalisé? Prenons un exemple concret. Le logo de votre société, il y a déjà longtemps que vous l'avez reproduit en MacPaint. Mais lorsque vous l'imprimez avec une LaserWriter vous n'êtes pas satisfait du résultat. Si vous choisissez "finition" les effets ne sont pas très heureux, si vous le laissez tel quel, vous aurez les mêmes escaliers qu'à l'écran mais en beaucoup plus raides (!). Que faire? SuperPaint est là pour vous! Copiez dans un document SuperPaint votre logo. Sélectionnez le et choisissez "New LaserBits" dans le menu "File". Votre logo doit être inférieur à la taille limite de 144x180 pixels (nous verrons plus loin pourquoi). On vous demande alors de donner un nom à ce nouveau document Laserbits. Vous voilà alors dans un nouveau document dont la fenêtre est tout à fait semblable à celle d'un document SuperPaint habituel (et pour cause!). La seule différence est que votre logo, qui dans le format habituel de MacPaint se résumait à 25920 pixels seulement (que vous pouviez éditer séparément), prend toute la taille de la page de format MacPaint et comprend maintenant 414720 pixels que vous pouvez éditer séparément! C'est à dire que pour chaque pixel qui représentait un point de votre dessin il y en a maintenant16. Pas de problème avec une telle résolution, vous allez pouvoir éliminer tous les défauts de votre logo qui n'aura plus rien à envier à la version originale imprimée que vous aviez sur certains documents. Mais la différence c'est que c'est vous qui pourrez l'imprimer à volonté sur n'importe quel document.
SuperPaint est parti de la constatation que la résolution de la LaserWriter était à peu près 4 Fois plus grande que celle de l'écran du Macintosh (72x4=288 c'est à dire presque 300). [Attention à ne pas confondre la résolution qui est le nombre de points par pouce et qui a à voir uniquement avec la taille d'un point et la définition d'un écran qui est le nombre de points dans les deux dimensions et qui est liée à la taille de l'écran. Ex. : la définition de l'écran du Mac est de 512 par 342. Certains écrans font 1024 par 1024. Cela ne veut pas dire qu'ils ont une meilleure résolution que le Mac mais tout simplement que la largeur et la longueur de l'écran sont plus importantes. Il faut que la résolution de l'écran soit proche de celle de l'imprimante (ou proportionnelle dans le cas de la LaserWriter) pour que le principe du WYSIWYG (what you see is what you get= vous voyez ce que vous obtiendrez) soit respecté.] Donc en partant du fait qu'un document de format MacPaint contient 576x720 points, si l'on créait un document qui ait 576x4 points de largeur et 720x4 points de longueur, c'est à dire 6 635 520 points (au lieu de 414720) on aurait une représentation juste du format MacPaint imprimé en LaserWriter. Vous remarquerez que le fait qu'il y ait 288 points par pouce a pour conséquence que le point représenté à l'écran est un petit peu plus gros que le point réellement imprimé par la LaserWriter. Ce n'est pas grave, c'est SuperPaint qui se chargera du calcul lors de l'impression. D'ailleurs (vous ne le saviez peut-être pas) MacPaint fait exactement la même chose au moment de l'impression car la résolution de l'ImageWriter est de 80 points par pouce! [C'est d'ailleurs pourquoi il faut choisir "Portrait Ajusté" dans MacWrite pour obtenir des dessins MacPaint corrects]. Nous avons vu qu'en multipliant par 4 la résolution d'un document MacPaint, on obtenait plus de six millions de points. Cependant, outre le fait que nous nous voyons mal les éditer un par un à la loupe, il se trouve que le Mac n'a pas encore assez de mémoire pour afficher tous ces points en même temps dans le même document. Il fallait donc faire l'inverse: on prend d'office comme taille du document expensé LaserBits la taille d'un document SuperPaint, et la taille du LaserBits dans le document de travail sera égal à 576/4 par 720/4. Ce sera la taille limite. Vous pressentez peut-être la deuxième grande application des LaserBits... On utilise un document SuperPaint existant et grâce à la commande "Place LaserBits" on le transforme en LaserBits. Tout document importé de MacPaint peut faire l'affaire et en particulier une digitalisation! Vous pourrez ainsi orner votre papier à lettres de votre photo digitalisée... Ajoutons que les LaserBits passent très bien dans n'importe quelle application par l'intermédiaire du presse-papiers.
Nous pensons que les LaserBits n'en sont qu'à leur début. Pourquoi pas un jeu de caractères en Laserbits éditables comme dans Fontastic et imprimables par LaserWriter? Peut-être que PostScript - après tout - n'est qu'une béquille momentanément nécessaire vu le prix des mémoires et leur puissance insuffisante? Mais quand les 16 mégas seront là et aussi abordables que des 256K, alors, bye bye PostScript!



LaserBits: à gauche vous voyez la photo digitalisée de votre secrétaire en LaserBits telle qu'elle apparaît sur l'écran. A droite telle qu'elle sera imprimée avec la LaserWriter.

            


back other top Michel Coste <mic@micmac.com>

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