other back end
MACWORLD EXPO

Elle est à chaque fois plus importante, et il devient très difficile en trois jours d'en faire le tour complet. Nous nous bornerons donc à en indiquer les axes essentiels.

GRANDS ECRANS

Un des points les plus impressionnants était, au-delà des nouveaux disques durs SCSI, l'apparition de grands écrans pour le Macintosh. Trois écrans sont en compétition:

"The Big Picture" de E-Machines (7945 S.W. Mohawk St. - Tualatin - OREGON 97062 -
Tel.503 6 92 6656) valait 1595$ au show (prix valables jusqu'au 31 octobre avec coupon ). Le prix normal est de1995$. L'écran fait 17 pouces et a une définition de 1024x808 pixels. Le produit consiste en: un moniteur, le câblage qui sort par le logement prévu pour le câble de sécurité (à l'arrière droit du Mac), et une carte munie d'un clip. Celle-ci contient 128K de RAM à haute vitesse pour que l'unité centrale accède à la mémoire vidéo au maximum de ses possibilités. Le constructeur affirme que l'amélioration dans la vitesse d'affichage à l'écran est de 20%. Il faut un système de démarrage spécial (un système modifié par l'ajout de 150 octets d'INITs). Leurs patches permettent d'outrepasser les limitations de certains programmes qui ont la taille standard du Mac codée à l'intérieur d'eux-mêmes. Il suffit d'appuyer sur la touche Option en agrandissant la fenêtre pour aller au-delà des limites permises par le logiciel.
Il faut voir FullPaint et surtout PageMaker sur cet écran: votre page entière et de la place autour... Pour ceux qui veulent créer une station de travail super puissante, notons que "The Big Picture" est entièrement compatible avec "Prodigy 4" (voir plus loin). Contrepoint: les développeurs de "Big Picture" ne connaissent pas pour l'instant de débugueur capable de fonctionner correctement avec des écrans non standard. La prochaine version de Tmon devrait pallier à ce manque. Un autre problème est que la résolution est de 80 dpi au lieu de 72 dpi qui est la résolution du Mac Classic et de l'ImageWriter. Le coffret du moniteur emboîte le Mac à l'arrière pour économiser de la place sur le bureau. L'accès au reset ainsi qu'au drive interne restent ainsi possible. Il est cependant dommage que l'écran du Mac devienne inutile.

"MegaScreen" de MicroGraphics Images coûte 2995$. Sa définition est de 1024x1024.L'affichage est plus lent et moins précis. Il ne peut pas par exemple faire tourner MacSpin (programme de statistiques avec affichage graphique, 100% conforme aux recommandations d'Inside Macintosh et constituant un excellent test). Il n'y a aucun moyen d'agrandir la fenêtre de MacWrite. Son seul avantage est qu'il comporte une sortie vidéo permettant de brancher un magnétoscope.

"Radius", le troisième et le meilleur, n'était pas accessible au grand public. Il s'agit de l'écran développé par Andy Hertzfeld (toujours lui!) et Burrel Smith (c'est lui qui a dessiné la carte du Mac!).

Radius

Le président de Radius n'est autre que Mike Boich qui lui aussi a son nom gravé à l'intérieur du Mac! C'est dire si ces gens-là sont bien placés dans la course AU grand écran pour Macintosh. La définition est de 640x864, c'est à dire la taille d'une feuille US letter, avec de la place pour les menus et les ascenseurs. Il est tout juste de la même taille et de la même couleur que le Mac et il se place à son côté. La forme d'ensemble est celle d'un L renversé. Sa résolution est de 75 dpi (donc proportionnelle à celle de la LaserWriter qui est de 300 dpi). Cela offre assurément certains avantages, mais aussi l'inconvénient qu'un pixel n'est plus un point (il y a une globale Mac qui est la résolution de l'écran afin que les programmes puissent accommoder). Il peut montrer une pleine page MacWrite (les autres sont limités par le fait que vous ne pouvez agrandir une fenêtre de MacWrite au-delà de la taille de l'écran du Lisa). Andy met des zooms dans toutes les fenêtres! Les dialogues s'inscrivent au centre du grand écran ainsi que les accessoires de bureau, mais on peut les faire glisser sur l'écran du Mac qui reste actif contrairement aux deux précédents. On peut ainsi travailler avec DEUX écrans. Imaginez les possibilités! Ah le prix? Il sera sans doute de 1995$.


PRODIGY 4

Un autre point chaud de l'Expo était le Levco "Prodigy 4". "Imaginez un computeur individuel deux fois plus rapide qu'un VAX 11/780 et trois fois plus rapide qu'un IBM PC AT. Imaginez un Macintosh conduit par un processeur de 16 MHz, accouplé à un co processeur arithmétique à point flottant, un contrôleur SCII intelligent sur la carte et 4 Mega Octets de RAM." Telle est la publicité pour Prodigy 4, et il semble bien qu'elle ne soit pas mensongère. Nous en avions parlé dans notre numéro précédent, mais maintenant il est en vente au prix de... 6995$. Rappelons le: "Prodigy 4", avec son microprocesseur 68020 associé au 68881, transforme le Macintosh en véritable 32 bits et en fait le microcomputeur le plus puissant existant au monde, et le plus rapide. La vitesse est proprement fabuleuse. Il fallait le voir au stand Levco fonctionner avec MacSpin (dont la vitesse d'affichage est plutôt lente sur un Macintosh standard). Il était sur ce stand couplé au "Big Picture", ce qui en faisait également la station de travail la moins chère du marché: moins de 10000$.

"Prodigy 4" était également présent au stand de PARAGON Courseware (4954 Sun Valley Road, Del Mar, CA 92014) qui présentait la version 1.5 de QUED de plus en plus puissante. Signalons au passage que son président n'est autre que le père du président de LEVCO!

Il fallait aussi voir ce bolide au stand MacNosy avec la toute dernière version (V2) de ce superbe désassembleur. (Il supporte maintenant le double clic à tout va. Leur devise est devenue "Au-delà de la Discipline et jusque dans le Bondage").


APPLE TALK

Le troisième point chaud était l'arrivée de produits pour l'Apple Talk. La communication, que ce soit par réseaux ou par modems (ou les deux ensemble), c'est à dire la connection de tous les micro-computeurs, quel que soit leur type, sera l'événement majeur de 1987.

TOPS: très remarqué sur le stand de Micah (qui vend sa propre version nommée MicahTops) est le seul serveur de fichiers pour Macintosh.
Nous avons eu droit à une démonstration par Nat Godhalber lui-même, le président de Centram Systems West (2372 Ellsworth Avenue - Berkeley - CA 94704 - Tel 415 549 5900). Celle-ci était fort impressionnante. Nous avions déjà pu tester le prerelease du mois de Mars et donc avoir un avant goût de ses possibilités. Il y avait là un IBM PC qui pouvait servir de lieu de stockage pour Macintosh! (ils n'iront donc pas tous directement au placard...). Par exemple, vous pouvez décider de ranger MacPaint sur le disque dur du PC et de l'ouvrir à partir de là tout simplement en cliquant dessus tout comme s'il était dans un quelconque drive de votre Mac!
Un des grands avantages de TOPS est sa totale transparence: vous pouvez même mettre votre disquette en commun avec votre voisin et si vous le voulez bien, il pourra lire son contenu depuis son propre Desktop! Il y aura un banc d'essai dans un prochain numéro, aussi nous ne vous en dirons guère plus si ce n'est que nous considérons TOPS comme le cheval de Troyes de Macintosh dans le milieu du Business: plus de raisons dans un environnement IBM pour ne pas acheter le premier MAC qui ouvrira la porte aux autres!

Le second logiciel utilisant AppleTalk est MacServe (Infosphere) qui, lui, permet de partager un disque dur sur un réseau en créant des volumes partageables à cet effet. Il permet également à un premier stade d'utiliser un disque dur ne possédant pas de logiciel de gestion (par exemple le HD20 d'Apple) de la même façon que les utilisateurs d'HyperDrive ou de Paradise le font: c'est à dire en créant des volumes MFS montables à partir d'un accessoire de bureau.

Le troisième logiciel important est InBox, messagerie AppleTalk créée par Think Technologies (déjà éditeur des prestigieux LightSpeed C et LightSpeed Pascal). Celle-ci s'avère être la meilleure et de loin de toutes celles existant actuellement.

Le quatrième est un jeu. J'avouerai même que c'est le premier que j'achète pour Macintosh! J'ai craqué lors de la party organisée par MacroMind (dans leur catalogue de premier choix: VideoWorks, ArtGrabber, CheapPaint, ComicWorks!). Il y avait là une dizaine de Mac reliés par AppleTalk et un seul jeu sur tous les écrans: MazeWars+.


MazeWars+

Pour la première fois (si l'on excepte la version domaine public MazeWars présente sur le Stock US*68 avec sa documentation) on ne joue pas contre Macintosh mais contre des adversaires humains. Vous ne jouez pas contre la perfection mais contre des êtres vulnérables, distraits ou vicieux... Vous pouvez avoir jusqu'à 30 adversaires et vous ne savez pas contre lequel d'entre eux vous combattez.


Vous pouvez également vous relier par modem à un autre réseau dit la documentation, mais je n'ai pu encore le vérifier (si quelqu'un veut tenter l'expérience). Le jeu consiste à exterminer le plus grand nombre possible d'adversaires dans un labyrinthe, un très grand nombre d'options sont possibles: 4 niveaux de labyrinthes (les couloirs ne sont pas sans faire penser à Pyramid of Perils mais en plus rapide...), des robots auxiliaires de plusieurs types...
Vous avez la possibilité de choisir votre apparence: un Oeil, une Botte, une Voiture, un Mac! Et si vous n'avez (pauvre de vous!) ni modem ni réseau AppleTalk, vous pourrez jouer quand même en solitaire contre un robot. Mais c'est moins amusant.

Le dernier produit marquant pour AppleTalk est du hard: InterBridge de chez Hayes.Cet appareil permet de réunir plusieurs réseaux AppleTalk par modems. Il gère automatiquement l'appel des autres réseaux. Supposons deux réseaux AppleTalk éloignés de quelques dizaines de milliers de kilomètres, vous pourrez envoyer un message à partir de votre Mac du réseau A situé en France, au Mac de Yamamoto Kaderate du réseau B situé au Japon, ou même choisir une LaserWriter du réseau B pour qu'elle imprime la lettre que vous venez d'écrire en France. Il va s'en dire que nous aimerions bien tester cela. Il n'en reste pas moins que si ça fonctionne vraiment, c'est assez fantastique. Il faut savoir que si le réseau Appletalk est limité à 32 éléments, on peut fédérer les réseaux AppleTalk par milliers! A quand la planète constellée de Macs tous reliés entre eux?

APDA

Apple a annoncé la création de l'ADPA (Association des Programmeurs et Développeurs Apple) qui s'occupera de la vente et de la distribution de tout le matériel de type programmation. Cela inclut les Notes Techniques "SoftWare Supplements", MPW (Macintosh Programers' Workshop), le prochain outil de développement d'Apple, MDS et les compilateurs d'autres compagnies, ainsi que les livres. Bref tout ce qui s'apparente de près ou de loin au développement de logiciels. La carte de membre est de 20$, et pour ce prix vous avez l'excellent livre de Scott Knaster "How to write Macintosh Software" qui vaut normalement 28$.

Voici l'adresse de l'APDA:
Apple Programmers' & Developers' Association
290 SW 43rd Street
Renton, WA 98055
Tel (206) 251 6548

EN BREF: Quelques autres produits très remarqués.

dBase Mac est enfin sorti. Rien à voir avec le programme allemand (du presque même nom). Il s'agit du programme d'Ashton Tate, la dernière grande compagnie à se rallier au Macintosh. Rappelons que ce produit est le leader des ventes pour IBM PC et que le ralliement de cette compagnie au Macintosh est fort significatif. Le président affirme même que la version pour Macintosh est plus puissante et bien meilleure. L'interface est 100% Macintosh et le programme lui-même présente de nombreux avantages sur Omnix III+. Quand aux relations multi-fichiers exprimées graphiquement elles n'ont rien à envier à certain programme français. Prix: 495$

WriteNow, précédemment appelé MacAuthor par ses auteurs jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent que le nom était déjà pris, sera distribué par TMaker.
Entre-temps cette firme a été achetée par NeXT, la compagnie de Steve Jobs... WriteNow, donc, s'annonce à la fois comme très puissant et très convivial. Il ne s'embarrasse pas de 36000 fonctions annexes qui pourraient alourdir son fonctionnement. C'est un traitement de texte. Il ne contient pas de tableur incorporé. Il peut traiter 300 pages avec facilité. Il est très rapide, possède des notes de bas de page, affichage multi-colonnes sur l'écran, et présente en outre la particularité de pouvoir changer n'importe quel style de texte (par exemple: Geneva 12) en n'importe quel autre style (par exemple: New York gras 10) n'importe où dans le document avec une seule commande. Nous y reviendrons...

SuperPaint de Silicon Beach Software (une autre compagnie de logiciels de très grande classe) n'était pas en présentation à l'expo, mais Charlie Jackson, le président, montrait le pré-release en privé. SuperPaint risque fort d'être LE logiciel de dessin sur Macintosh: édition plein écran - ouverture de fichiers multiples - deux niveaux, un pour les graphiques en mode bit (MacPaint), un pour les objets (MacDraw), et le plus fort: les objets peuvent être convertis en mode bit et vice et versa - trois niveaux d'agrandissement: 2, 4 et 8 fois - une option permet d'obtenir à la loupe la résolution de la LaserWriter (300 dpi) et d'éditer pixel par pixel chacun de ces points - tous les outils de dessin ont l'auto-scrolling (ce qui veut dire que vous n'êtes plus arrêté par les bords de votre écran!) - les cercles se dessinent à partir de leur centre (comparez avec MacPaint...) - formats d'enregistrement: SuperPaint; MacDraw PICT; MacPaint - impressions multiples - accès à la palette des gris de la LaserWriter.

Disk Express de ALsoft (créateur de Mac Express), utilitaire unique en son genre, permet la défragmentation des disques durs entre autres choses.

PCPC présentait son dernier MacBottom SCSI qui a la particularité d'être assez silencieux (difficile à juger dans le "calme" d'une expo).

MicroTek: un scanner à la résolution de la LaserWriter.

General Computer a présenté son disque externe HyperDrive FX (1195$). Le seul à supporter les tags en dehors du HD20 de Apple.

Acta fait la même chose (et en mieux!) que ThinkTank, et pourtant ce n'est qu'un accessoire de bureau et il ne coûte que 59.95$. Remarquons au passage que son auteur n'est autre que le talentueux David Dunham, auteur de DiskInfo et de miniWriter, deux autres prestigieux accessoires de bureau disponibles eux en ShareWare (voir page 2 Disques +). Symmetry diffuse par ailleurs PictureBase, un logiciel pour organiser vos documents MacPaint et MacDraw. Acta est le plus brillant logiciel de la rentrée!

Glue de Solutions, Inc. est composé de deux logiciels: l'un ImageSaver, permet d'imprimer sur disque, dans le format ImageSaver, les documents créés par n'importe quelle application, l'autre Viewer, permet d'ouvrir, imprimer ou copier ces documents, sans pour autant être obligé de posséder l'application avec laquelle ils ont été créés. Application possible: dans PageMaker ou ReadySetGo vous pouvez désormais incorporer des documents provenant de n'importe quel logiciel (autrement qu'en copie d'écran et sans subir les limitations de celle-ci)! Prix: 49$.

DeskScene écrit par Bruce Horn (co-auteur du Finder) pour PBI Software n'est pas sans rappeler StartUpDesk (MiCMAC Disk #26) qui permet d'installer un StartupScreen en permanence sur votre Desktop. Il utilise non pas un StartupScreen mais un document MacPaint compressé.

LightSpeed Pascal de Think Technologies (la compagnie qui avait créé Macintosh Pascal pour Apple), est enfin disponible (125$).

Mac C de Consulair en est à la version 5.0 qui en principe compile deux fois plus rapidement.

Mac·Man. Enfin disponible pour Macintosh une très bonne version du grand classique du jeu d'arcade PacMan. Nous supposons que vous y avez tous joué au moins une fois et connaissez les règles...



SERVANT

L'événement le plus marquant de l'Expo fut, peut-être, le premier jour la conférence d'Andy Hertzfeld et sa présentation de Servant 0.79.




SERVANT - Vous cliquez sur l'icône d'un accessoire de bureau pour qu'il s'ouvre. Vous pouvez même modifier l'icône de chaque accessoire.

Cette version fait une bonne partie des choses déjà décrites dans notre précédent numéro et des choses en plus. Par exemple, une nouvelle option permet de faire parler les menus et les icônes, à condition bien sur d'avoir une copie de MacinTalk sur le même disque.

Les accessoires de bureau sont maintenant cliquables à partir du système (on ouvre le système et toutes les ressources sont groupées sous forme d'icônes). On peut également éditer les icônes directement. Une option de Scripts est prévue.
Andy a donné au public cette version afin de la tester intensivement, tout en spécifiant bien qu'il ne voulait pas qu'elle soit diffusée sur Compuserve ni sur aucun réseau national. 18 mois après le Switcher nous l'avons ramené en France et l'avons installé sur MiCMAC BBS, ce qui a contribué à la diffuser très largement. Si vous ne l'avez pas encore vous pouvez vous la procurer sur le Stock US*60. N'oubliez pas, c'est une version à tester: Andy s'attend à ce qu'on lui envoie largement des rapports sur les bugs. D'ailleurs le programme imprime lui-même ce rapport (Menu pomme "A Propos de Servant"). Cette version s'étant auto détruite le 31 octobre: à minuit le jour d'Halloween, elle a été remplacée par la version .87 que nous nous sommes empressés de placer sur MiCMAC BBS et qui se trouve également sur le Stock*60.


MacWorld Expo - Fin





COMICWORKS le dernier programme de MacroMind (édité par MindScape) se situe dans la compétition MacPaint. Signalons ses avantages: il permet d'orienter les pages horizontalement ou verticalement. Il ne permet malheureusement pas le format A4, mais pour une LaserWriter ce n'est pas trop grave. En effet, l'impression est spécialement prévue pour une LaserWriter. Vous pouvez imprimer en bit map (= MacPaint) ou en orientation objet (= MacDraw), c'est à dire que vous aurez une plus grande précision avec la LaserWriter dans ce dernier cas, notamment au niveau des textes. Mais l'impression sera plus lente. On peut agrandir ou réduire les objets de 1 à 999%! (c'est pour l'instant le seul logiciel capable de faire cela). Les pixels de la loupe peuvent être agrandis 2, 4 ou 8 fois.
ComicWorks peut être assimilé à un logiciel de mise en pages tel PageMaker mais à orientation bandes dessinées. Il n'est pas protégé contre la copie.

CRAY. Le San Diego SuperComputer Center utilise 40 MacPlus pour communiquer avec leur computeur qui est le plus puissant au monde. Des rumeurs prétendent par ailleurs que Seymour Cray, son concepteur, travaille sur Macintosh pour concevoir son prochain modèle. Par contre, Apple a de son côté acheté un Cray X-MP, d'une valeur de 14,5 millions de dollars, pour concevoir l'Open Mac.

APPLE.
Le profit d'Apple pour le troisième trimestre de son année fiscale est de 32,3 millions de dollars sur un chiffre d'affaires de 43 millions. La firme de Cupertino est en tête du marché devant IBM au mois de mai pour la vente de micros. Apple fait 28% des ventes. Le Macintosh est en tête avec 11% de toutes les ventes, suivi par l'Apple IIe et l'IBM PC XT avec 9% chacun, suivi du IIc et du PC AT exaequos à 8%.

IBM enregistre une de 8% pour le second trimestre 86 par rapport à 85. Cette baisse a entraîné une chute des actions de presque 12% en l'espace d'une semaine! Le président d'IBM France, suite à de mauvais résultats, vient d'être écarté de son poste et remplacé...

AMIGA. Les ventes de cette machine culmine à 2%, par rapport aux ventes totales de micros aux Etats Unis. Ce qui est nettement insuffisant pour assurer sa pérennité.

ATARI. L'Atari ST se vend en deçà des prévisions de Tramiel. Il atteindrait à peine 3% des ventes, ce qui rendrait difficile à son président le remboursement des emprunts énormes qu'il a du contracter.

DESKTOP PUBLISHING EXPO
(Seybold Conference)

Elle s'est déroulée du 4 au 6 septembre à l'Embarcadero Hyatt Regency de San Francisco. Apple a édité une "News Letter" sur place à l'Expo. Elle a été réalisée avec PageMaker, composée sur LinoType et imprimée avec Gestetner(qui a conclu un accord international avec Apple à ce sujet). Tout cela se passait "en direct" sur le stand Apple. A noter: à peu près la moitié des exposants avaient des Macintosh sur leur stand...

A cette occasion, Aldus a introduit sa version de PageMaker pour l'IBM PC.

Letraset a annoncé le rachat de Boston SoftWare Publishers, les éditeurs de MacPublisher, logiciel de mise en pages le moins cher qui devient LetraPage.

Silicon Beach a présenté officiellement SuperPaint.

TeX (de Donald KNUTH) était jusqu'à présent un système de composition pour mini-computeurs du type Vax. Il en existe maintenant 2 implémentations sur Macintosh: "MacTEX" (795$) de FTL Systems ( 234 Eglinton, Avenue East, suite 205, Toronto, Ontario, CANADA, M4P 1K5), et "TeXture" de Addison Wesley (495$).

TeX est un logiciel qui permet des choses que ne permettent pas les logiciels de mise en page connus jusqu'à présent. La justification est parfaite grâce à un algorithme ultra rapide: plus de blancs! Le "kerning" est automatique: l'espacement entre les lettres s'harmonise de lui-même. L'espace interlignes ainsi que les ligatures entre les lettres sont automatiques. L'impression est très rapide. Ce qui est nouveau avec les versions pour Macintosh c'est, vous vous en doutez, l'utilisation de l'interface graphique pour visionner à l'avance votre travail (jusque là il fallait faire une impression brouillon).

I - TeXture contient trois fonctions.
1) Tout d'abord l'éditeur multi-fenêtres, tout à fait standard et pouvant manipuler des textes d'une longueur illimitée. Une de ses caractéristiques importantes est que l'on peut corriger le texte source avec cet éditeur dans une fenêtre, tout en visionnant la mise en page finale ("preview") dans une autre fenêtre.
2) La deuxième fonction, TeX à proprement parler, apparaît dans une fenêtre spéciale, lorsqu'on choisit Type Set dans les menus. L'interface est alors la même que dans d'autres systèmes et on peut noter que la vitesse est aussi grande qu'avec un Vax.
3) Quand cette "compilation" est finie, vous voyez apparaître la fenêtre finale qui contient votre mise en page. On peut visionner entre 10% et 500% de la taille réelle. Il y a une option "Agrandissement LaserWriter" où vous pouvez voir chaque pixel qui sera imprimé par la LaserWriter. Cela revient à visionner votre document à 417% sa taille réelle (en effet 72* dpi x 4,17 = 300* dpi - * respectivement résolution du Macintosh et de la LaserWriter).
La version 0.8 de TeXture contient 400K de caractères d'écran "Computer Modern" en dix points, disponibles dans les 3 agrandissement: 1.0, 2.0 et 4.17. Vous avez également accès aux fonts résidant dans la LaserWriter Plus.

II - FTL MacTEX contient un éditeur mais ne peut pas manipuler des textes de plus de 10K. Par ailleurs il ne possède pas de caractères d'écran pour les fonts "Computer Modern". Ce qui fait que vous ne pouvez visionner que les documents utilisant les fonts de la LaserWriter. Vous pouvez également visionner votre document à différentes tailles, mais il s'agit ici d'agrandissement du style "loupe". Quand vous agrandissez votre image vous ne voyez rien de plus.

De toute façon ces deux logiciels n'en sont qu'à leur toute première version. Et on est en droit d'en attendre des mises à jour substantielles.

La DESKTOP PUBLISHING CONFERENCE, 600$ l'entrée, avait lieu, elle, du 3 au 6 septembre dans le cadre de la Desktop Publishing Expo.

L'évènement le plus marquant a été le discours de Steve Jobs, dont c'était la première apparition publique depuis son éviction d'Apple, et qui n'a pas dit ce qu'attendaient de lui les 1000 participants... "Vous participez ici à un événement à 600 000$ pour parler d'une industrie qui n'existera plus dans deux ans." leur a-t-il dit.L'édition électronique ("Desktop Publishing") est l'utilisation de micro-computeurs et d'imprimantes de haute qualité pour produire l'équivalent de la composition traditionnelle à prix de revient élevé. "Vous avez l'impression que l'édition électronique est un marché, la réalité est que cette technologie sera incorporée dans les prochains systèmes" (note de l'éditeur: Steve doit savoir de quoi il cause... N'est-il pas entrain de construire un de ces prochains (NeXT!) systèmes!). Steve trace un parallèle entre l'édition électronique et les traitements de texte notant qu'il y a peine quelques années, les éditeurs de logiciels vendaient des traitements de texte très cher et que maintenant ils sont inclus dans les systèmes ou dans des programmes à bon marché. De même, dans quelques années (2 ans dit-il) l'édition électronique sera un programme de base, comme MacWrite maintenant.

John Scull, le manager du marketing édition électronique chez Apple, a déclaré qu'Apple vendait une LaserWriter tous les deux à trois Macintosh!

Paul Brainerd, président de Aldus Corporation, affirma quand à lui que le marché de l'édition électronique s'était étendu au-delà de ses rêves les plus fous. Rappelons qu'il est l'inventeur du terme "Desktop Publishing" à propos de PageMaker, le programme sur lequel repose toute la compagnie. Ceci expliquant peut-être cela...


CLASSÉS X... (En plus d'HyperDrive...)

DATAFRAME XP
Le nouveau DataFrame se présente en deux tailles, 20 et 40 Méga. Le XP de SuperMac Technology est encore plus rapide que le Micah. Il faut noter qu'une petite modification à l'intérieur de votre Mac est nécessaire pour installer le XP. On ajoute une petite carte qui s'enfiche à l'emplacement de la ROM. Le disque est le même que l'ancien DataFrame (la mise à jour est d'ailleurs de 99$), la ROM additionnelle de la mini carte sert à optimiser la vitesse de transfert du port SCII: 600K/sec. contre 330K/sec. C'est en quelque sorte l'équivalent de la ROM ajoutée par Micah à son drive.

MICAH XT 30 et XT 60
Micah doivent sortir à leur tour deux disques externes à très grande vitesse. Toujours indisponibles à cette date...

WordTools (Aegis)
Ce logiciel conçu par Doug Clapp (l'auteur du premier livre sur Macintosh) mais écrit par quelqu'un d'autre, est un outil pour ceux qui écrivent. Il peut lire un document issu de n'importe quel traitement de texte. Il alerte celui qui écrit quand les phrases sont trop longues, un abus de clichés, trop de ponctuation, redondances, etc... Cela fonctionne comme un dictionnaire, mais corrige le style. Cela fait de longs mois que l'on attend en vain sa sortie.

TurboCharger 2.0D
Ceux qui ont pu goûter au confort apporté par Turbo Charger 1.0, ont regretté qu'il ne marche pas sur Mac+. En effet ce cache disque (voir n°3 de MiCMAC page 16) était bien plus efficient que l'indigente version du Panneau de Contrôle. Pour ceux-là une nouvelle version de TurboCharger vient de sortir avec un confort d'utilisation supplémentaire: la taille du cache s'adapte automatiquement aux applications que vous ouvrez jusqu'à enlever le cache si l'application ne le supporte pas.

Motorola 68030

Il s'agit de la dernière puce 32 bits produite par Motorola, deux fois plus puissante que le microprocesseur 68020. Le 68030 exécutera 8 millions d'instructions par seconde c'est-à-dire 2 fois plus qu'Intel avec son 80386 de 16 MHz. La vitesse de transfert de données du bus du 68030 est de 4O Mo par seconde. Il est 50 à 75% plus rapide que le 68020, le coprocesseur arithmétique 68882 entièrement compatible avec le 68881 est de 100 à 300% plus rapide que celui-ci.
Ce microprocesseur sera tout à fait compatible avec le 68000 qui équipe de nombreuses machines dont le Macintosh d'Apple, le ST d'Atari, l'Amiga de Commodore, etc... Le 68030 est le premier microprocesseur qui utilise l'architecture parallèle de type "Harvard" que l'on trouve déjà sur de nombreux super computers et cela dans une seule puce. Il tournera à 20 MHz et devrait être disponible à la mi 87 à environ 350$.
Le 68020 quant à lui passe de 16.67 MHz à 20 MHz. Une version de 25 MHz inclura une mémoire cache qui se souviendra des dernières instructions.

Notes
- pour les usagers avertis: une étude complète sur le 68030 et le 68882 se trouve dans le numéro du 18 septembre d'Electronics.
- pour les néophytes: les microprocesseurs Motorola sont utilisés dans les gammes de produits faisant preuve d'Innovation Technologique, tels que ceux de Xerox, Apple, Amiga, Sun, Apollo, etc, à interface graphique qui nous intéresse particulièrement à MiCMAC... Les microprocesseurs Intel par contre, semblent s'orienter vers une gamme de produits tout à fait conformistes sans aucune innovation, tels IBM PC et compatibles.
L'évolution des espèces de computeurs suivra-t-elle celle de la sélection naturelle? Le cerveau (entendez microprocesseur) le plus évolué sera-t-il le plus adapté et celui qui survivra? Une lutte existe depuis l'aube des temps (une dizaine d'années). L'issue semble proche: que le meilleur gagne!

FINDER 5.4 - SYSTEME 3.3
Bien que nettement supérieure à ses prédécesseurs et tout à fait utilisable sans risque, la dernière version du Système diffusée (5.3/3.2) n'est pas 100% exempte de bugs.

Récapitulation
Apple a introduit en janvier le Mac+ et avait à résoudre une double contrainte: compatibilité avec la ROM 64K et avec la ROM 128K, ce qui n'était pas chose facile. La version 3.0 de janvier était incapable d'initialiser correctement les disquettes de 400K MFS, de plus ce Système était très fragile avec un Mac classique. Le Système 3.1 du 11 février résolvait ces deux bugs, mais était incapable d'imprimer avec la LaserWriter, ce que corrigea le Système 3.1.1 du 22 février. Le Système sans bug était annoncé pour la fin avril. Un Système 3.2 a même failli sortir en mai et a été retiré avant la catastrophe. C'est donc un Système 3.3 qui aurait du sortir en juin, mais il fut réalisé sous le nom de 3.2 à la mi juin!
On peut travailler tout à fait confortablement avec ce Système, cependant il n'est pas exempt de bugs. Par exemple, les problèmes du Finder avec les additions: il montre qu'un fichier a 300192 octets et occupe seulement 297K. C'est faux (que ce soit avec un compte de 1000K , comme avec l'ancien Finder, ou de 1024K comme avec, en principe, le nouveau). Cela devrait être 300192:1024=293K.

Encore un nouveau FINDER!
C'est pourquoi un nouvel ensemble Finder/Système va être diffusé, complètement réécrit. Le Finder est maintenant sous l'entière responsabilité de Bruce Horn, comme l'affirme la Fenêtre "About the Finder...": "The Macintosh Finder based on a novel by Bruce Horn...". La poubelle a changé, quand vous la remplissez, vous voyez apparaître une petite poignée, quand vous la videz, cette poignée disparaît. Les fenêtres d'information elles aussi ont changé, elles sont beaucoup plus petites et utilisent Geneva 9 comme caractère. Le mécanisme de verrouillage est en haut à droite, à côté de l'icône cadenassée. Les dossiers ont changé de look, ils ont les angles arrondis! Enfin on peut leur donner des attributions pour l'AppleTalk (protégés en écriture, partageables, etc.).


G.B. NEWS
Un des plus gros distributeur d'informatique anglais, Plessey, est devenu revendeur Apple. Ils vont se concentrer sur la vente de Macintosh au gouvernement, aux institutions et aux grandes firmes. Peter Falconer, chef du marketing, pense qu'ils vont faire un malheur. Par ailleurs Plessey a acheté plusieurs centaines de Macintosh pour ses propres besoins internes. Le professeur William Gosling de Plessey affirme qu'après une étude très serrée de tous les systèmes existants, ils ont déterminé que les qualités du Macintosh en faisait l'outil idéal pour tous les environnements imaginables: il y a beaucoup de logiciels fiables et la facilité d'emploi et les économies d'apprentissage sont tout à fait remarquable.

Apple a vendu pour les trois premiers mois de 1986, 3700 Macintosh, 66% étant des Mac+. Dans le même temps, Amstrad a vendu le même nombre de son modèle 8256.
IBM quant à lui, a vendu dans le même temps 25000 PC AT et XT! Comme on peut le voir, les anglais sont toujours un peu en retard sur le mouvement général.

HAYDEN SOFTWARE en banqueroute.
Bien que ne payant pas ses développeurs (par exemple MacroMind créateurs de MusicWorks et VideoWorks entre autres attendent toujours leurs royalties), la firme Hayden Software a fait faillite. Elle a été racheté par Spinnaker SoftWare dont le président a affirmé que Hayden a fait du profit l'an dernier avec de ventes de 7 millions de dollars. On estime les revenus de Spinnaker à 20 millions.

INTERLACE
Cette base de données relationnelles, fort prometteuse, va changer de nom pour s'appeler "Reflex". En effet, Singular SoftWare éditeur d'Interlace jusqu'à présent, a été racheté par Borland.
Et dans la tradition de Borland, toutes les gammes de logiciels portent le même nom quels que soient les systèmes concernés. Ainsi il existe déjà une base de données pour IBM PC chez Borland qui a pour nom "Reflex". Ce qui fait déjà dire à certains magazines en France que Borland a adapté Reflex pour Macintosh! Ce qui évidemment est erroné.



Interlace

Rappelons qu'Interlace est un logiciel très puissant où l'on peut relier graphiquement les fichiers entre eux. Il n'est pas sans rappeler Quatrième Dimension. Reflex sera vendu 99$95. Ceux qui envisagent d'acheter Quatrième Dimension feraient bien d'essayer Reflex car il se pourrait bien que ses possibilités leur suffisent amplement, avec de sérieuses économies à la clé.

HD20 SC

Le nouvel HD20 SCSI d'Apple n'utilise plus un drive interne Rodime mais un Seagate 225N. Il supporte toujours les tags ce qui est une bonne nouvelle. Comme il n'existe toujours pas d'utilitaire capable de récupérer automatiquement des fichiers perdus sur disque dur, seuls les disques supportant les tags permettent de faire cela "manuellement" (avec FEdit). Il y a cependant de grandes chances qu'Apple abandonne les tags avec son prochain produit basé sur UNIX.

LightspeedC 1.5
Présenté six mois après la version 1.0 il comporte de nombreuses améliorations.
Notons ici qu'énormément de développeurs ont abandonné leur ancien compileur pour adopter LightspeedC en raison de sa très grande rapidité et de son débuguage plus aisé. Citons par exemple, Scott Watson qui pour la dernière version de Red Ryder (9.4) a abandonné Aztec C au profit de LightspeedC, et a affirmé avoir fait deux fois plus de choses en deux fois moins de temps, tout en éliminant de nombreux bugs récalcitrants. Il y a à présent un programme pour tester automatiquement les accessoires de bureau: DA Shell.
L'éditeur présente de nouvelles fonctions qui renforcent l'avantage de l'intégration "Edit-Compile-Link". On peut annuler. Les curseurs du clavier du Mac+ fonctionnent. Il y a maintenant des recherches syntaxiques sophistiquées qui permettent de parcourir votre programme fonction par fonction.
Option "double clic" sur le nom d'une variable globalement définie entraîne l'ouverture du fichier contenant la définition de cette variable et la fonction de recherche qui s'ensuit.
Option "clic" sur la barre des menus d'une fenêtre source entraîne l'apparition d'un menu déroulant des noms de fichiers inclus dans le module.
Les zooms sont implantés dans toutes les fenêtres. Et il y a un nouveau menu pour faire apparaître les fenêtres sur le devant de l'écran, ce menu contient aussi d'autres fonctions...
L'insertion d'assembleur semble maintenant très performante.
Cette version supporte pleinement le HFS (Inside Mac - vol.4). Elle sera disponible fin octobre et la mise à jour est gratuite pour tous les utilisateurs répertoriés.

MORE
Il s'agit de la nouvelle génération remplaçant ThinkTank chez Living Videotext. Le côté le plus marquant est que l'on peut accéder aux données de différentes façons, notamment avec une présentation graphique telle que le montre la copie d'écran ci-dessous:



More

Une fonction "Export" permet d'utiliser les données dans plusieurs logiciels dont Excel.

KANJITALK
Kanjitalk est la version japonaise du Finder et du Système où sont inclus un dictionnaire de 280K et 350K de caractères. Le caractère d'affichage est en 18 points (cette taille est nécessaire car l'écriture japonaise exigerait une définition beaucoup plus grande que celle du Macintosh).
Kanjitalk implique l'échange des ROM 128K contre des ROM 256K.

PageMaker 2.0
Début novembre doit sortir la nouvelle version entièrement révisée de PageMaker.
Cette version est capable de traiter des documents de 128 pages, soit 8 fois plus que la version 1.2. La re-numérotation permet d'aller jusqu'à 10000 pages. On peut travailler sur deux pages côte à côte, et cela dans toutes les tailles de pages disponibles. On peut créer des lignes demi-points (à mi-chemin entre "hairline" et 1 point). On peut également créer des lignes blanches.
La largeur d'une colonne peut être redéfinie instantanément en déplaçant la souris, ce qui est un gain de temps appréciable.
La sélection a été revue et corrigée: un texte entier peut être sélectionné avec une seule commande facilitant grandement les changements de caractères et de tailles!
L'édition de texte admet les raccourcis au clavier ainsi que les curseurs du Mac+.
Trois méthodes de césure sont disponibles:
- automatique, en fonction d'un dictionnaire de 90000 mots fourni par Houghton-Mifflin. On peut ajouter 1000 mots de son cru.
- suggérée par le logiciel.
- manuelle selon vos désirs.
Kerning.
Il s'agit de l'optimisation de l'espace entre deux lettres définies. Par exemple, l'espace ne sera pas le même entre les deux chiffres pour 12 et 22 (contrairement à ce que vous avez encore sous les yeux!) - 2 possibilités:
- automatique, en fonction des paires de caractères définies par leur créateur.
- manuelle par le clavier ( on pourra ainsi agrandir ou rapetisser l'espace entre deux lettres).
Justification.
Pour justifier les textes, il est possible de définir les quantités minimum et maximum d'espacement entre les mots.
L'espacement automatique entre les lettres permet d'éliminer l'excès de blanc.
Importation Directe par la commande "Place".
Elle n'est plus limitée à MacWrite, MacPaint, MacDraw, Word et "Texte seul". Elle autorise maintenant Microsoft Works, MacDraft, FullPaint, CricketGraph, PICT, CricketDraw ainsi que PostScript. Dans ce dernier cas, les fichiers graphiques PostScript placés dans PageMaker peuvent être agrandis à l'échelle (ou réduits). Si une image d'écran du graphique est inclus avec le fichier PostScript, elle sera affichée dans PageMaker. Sinon l'espace restera sans représentation autre qu'un cadre. Les digitaliseurs à haute résolution qui supportent le standard TIFF (Tag Image File Format) seront ainsi pleinement supportés.
Impression
Spooling conforme au nouveau protocole d'Apple. Meilleur support du A4 ainsi que des documents MacPaint.
Dans l'ensemble cette version devrait être extrêmement performante. Nous aurons le plaisir de vous en reparler très bientôt.


COPY-PERVERSION

LAST BUT NOT LEAST: Microsoft a annoncé l'arrêt total de protection sur tous ses logiciels!
Un des derniers bastions est donc tombé (aux Etats-Unis... où l'on nomme ce procédé "copy perversion"!).


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